Bulletin 01/09

6 février 2009
Au : Conseil exécutif
Substituts aux vice-présidentes régionales et vice-présidents régionaux
Présidentes et présidents de section locale
Tout le personnel

Objet : Rémunération


La Rémunération a‑t‑elle déjà été parfaite? Non, loin de là! Cependant, lorsque vous aviez des travailleuses et travailleurs de la Rémunération dans votre propre bureau, il suffisait d’aller leur expliquer votre problème pour que les corrections demandées soient habituellement effectuées presque sur‑le-champ. Vous pouviez aussi obtenir une avance sur le salaire en 12 à 24 heures, si nécessaire.

Depuis que l’employeur, l’ARC, a centralisé la Rémunération, les problèmes sont plus visibles et, dans certains cas, plus complexes. Cela peut être attribué en partie au fait qu’il n’y a plus de rapports directs entre les personnes concernées, et au fait qu’on ne se connaît plus et qu’on ne connaît plus la situation de chacun. Avant la centralisation, nous savions qui était notre agent de la paye et il nous connaissait et était bien au fait de notre dossier. Tel n’est plus le cas.

Dès le début, le SEI a tenté de convaincre l’employeur, que cette initiative ne fonctionnerait pas facilement et que nos membres auraient de la difficulté à l’accepter. Tout cela s’est révélé vrai, dès le départ. Je vais énumérer certains des problèmes que nous avons éprouvés depuis le début de la centralisation de la Rémunération à Winnipeg et à Ottawa :

  • La perte des connaissances en rémunération qu’avaient les agents de la Rémunération des BSF et des CF qui n’ont pas déménagé dans les centres
  • Le recrutement et la formation de « nouveaux » travailleurs et travailleuses de la Rémunération
  • L’imposante charge de travail immédiate pour les « nouveaux » travailleurs et travailleuses de la Rémunération
  • Le maintien à l’effectif des travailleuses et travailleurs de la Rémunération, surtout à Ottawa, où le renouvellement était énorme
  • Le Système administratif d’entreprise (SAE); dois‑je en dire davantage?

Ces problèmes étaient immédiats et ont, à leur tour, causé des problèmes plus graves concernant la rémunération de nos membres. Ajoutons à cela que certaines mesures prises dans les bureaux des BSF et des CF ont aussi causé des problèmes :

  • Une documentation en retard, incomplète ou incorrecte a été envoyée aux centres
  • Le SAE a été incapable de calculer quoi que ce soit d’autre que la « norme », alors que les horaires de nos membres sont souvent « hors norme »
  • Les conseils en rémunération arrivent au retard ou sont erronés
  • Le fait que chacun devait s’initier à cette nouvelle façon de faire
  • Des opérations qui n’étaient pas effectuées conformément aux procédures établies au niveau local ou régional et qui ont été mises au jour avec le transfert des dossiers aux centres

Tout cela a fait que certains de nos membres ont été trop payés et ont dû subir le recouvrement du paiement en trop, qu’ils n’ont pas été payés suffisamment ou qu’ils ne l’ont pas été du tout. Il fallait également au plus 3 jours pour obtenir une avance sur le salaire, en cas de nécessité. Inutile de dire que le Syndicat, les membres et, dans certains cas, même la direction n’étaient pas très heureux du système mis en place pour la Rémunération.

La première chose qu’a faite le SEI a été de soulever la question à une réunion syndicale-patronale nationale et de demander à voir le commissaire de l’ARC, la sous-commissaire aux RH et à la Rémunération ainsi que le directeur général de la Rémunération pour exposer nos préoccupations plus particulièrement, et pour tenter de trouver des solutions. Le Syndicat voyait que ces questions revêtaient une importance monumentale pour nos membres, vu que chacun a le droit de recevoir sa rémunération à temps et au montant qui lui est dû. Sur ce point, l’employeur n’était pas en désaccord. Gordon O’Connor, notre ministre à l’époque, a aussi été saisi de la question de la rémunération au cours d’une réunion.

Il a été décidé par la suite que toutes les questions de rémunération seraient acheminées à la présidente nationale du SEI s’il était impossible de les régler au niveau local. Je n’avais aucune idée, à l’époque, du temps qu’il faudrait consacrer au règlement de ces questions. Cependant, dans presque tous les cas, les services centraux de la rémunération à l’AC ont réglé les problèmes en quelques jours seulement. L’avantage de la centralisation des questions à régler est que cela nous donne une bonne idée des types de problèmes, des régions géographiques d’où ils viennent et du nombre de questions à examiner. Des problèmes autres que de rémunération, comme les problèmes « de systèmes », ont aussi été mis au jour et ont été corrigés. Il y a eu une réunion par la suite avec le commissaire, puis un Plan d’action pour les questions de rémunération.

Il y a eu des réunions de suivi assez périodiques avec les services centraux de rémunération à l’AC, et elles se poursuivent toujours. Le Plan d’action a été étudié et mis à jour et les problèmes ne passent plus tous par la présidente nationale du SEI. La section locale les achemine à la vice-présidente régionale ou au vice-président régional (VPR), qui les transmet à la présidente nationale seulement s’il n’a pu régler le problème. Sur une période de quatre mois depuis la mise en place du Plan d’action, seulement deux ou trois questions m’ont été signalées.

Nous avons examiné les problèmes depuis l’ouverture des centres de rémunération et nous avons vu une amélioration continue avec le temps. Une récente analyse effectuée par l’entremise de nos sections locales et de nos VPR a été effectuée et le nombre de problèmes soulevés semble avoir diminué considérablement dans la plupart des régions du pays. Par contre, il est clair qu’il reste encore de nombreuses questions pour nos membres qui sont des employé‑e‑s nommés pour une période déterminée et plus particulièrement ceux du Québec. Les deux VPR du Québec se sont vu confier le mandat de régler ce problème avec leur sous-commissaire régionale et je continuerai également de m’occuper des services centraux de rémunération à l’AC.

Nous avons l’intention d’approfondir les questions soulevées pour voir exactement le « où », le « quand », le « qui » et le « pourquoi » des problèmes qui sont soulevés. Nous aurons d’autres réunions avec les services centraux de rémunération à l’AC, et les VPR me feront rapport de leurs progrès au niveau régional.

Soyons clairs : les centres de rémunération sont là pour rester et nous devons trouver la meilleure façon de représenter nos membres qui éprouvent des problèmes de rémunération. Ce faisant, nous devons veiller à garder ouvertes les lignes de communication avec l’employeur et à rester libres d’examiner les questions qui sont soulevées. Les membres doivent continuer de communiquer avec leur section locale lorsqu’ils éprouvent des difficultés en matière de rémunération. Inutile de vous rappeler que les gens qui travaillent à la Rémunération sont nos membres également. Nous devons être attentifs pour veiller à ce qu’il y ait suffisamment de travailleuses et travailleurs correctement formés à la Rémunération pour répondre aux besoins de l’ARC et s’occuper des questions de rémunération dont ils ont la responsabilité.

Prière de donner la plus vaste distribution possible du présent Bulletin et du plus récent plan d’action qui l’accompagne, aux membres.

Solidairement,

Betty Bannon

Présidente nationale
Syndicat des employé‑e‑s de l’Impôt