Mobilisation en soutien à nos négociations

Mobilization in support of our negotiations

Consœurs, confrères et ami(e)s,

À l'heure actuelle, vous devez avoir appris que notre équipe de négociation a déclaré l'impasse dans nos négociations. L'Agence du revenu du Canada (ARC) a réagi en exprimant sa « déception ». Cela est plutôt culotté et ironique, étant donné qu'elle a refusé de discuter sérieusement de n'importe laquelle de nos principales revendications.

Elle a catégoriquement refusé de négocier le télétravail, malgré la décision de la Commission des relations de travail et de l'emploi dans le secteur public fédéral dans le dossier de la Bibliothèque du Parlement, qui stipule clairement que le télétravail peut et doit être négocié comme une condition d'emploi à la table de négociation. L'Agence a également refusé d'aborder la question de l'utilisation croissante de l'intelligence artificielle, qui représente une menace réelle et immédiate pour les emplois de nos membres. L'Agence n'a rien proposé en matière de libellé concernant le réaménagement des effectifs (RDE) dans la convention collective. Et même face aux appels renouvelés en faveur de meilleures conditions de travail pour les employés des centres de contact, l'Agence continue de se concentrer uniquement sur l'obtention d'un plus grand contrôle, jamais sur l'amélioration de l'environnement de travail des employés.

Au lieu de passer son temps à se focaliser sur le « nombre de revendications » présentées par notre équipe de négociation, l'Agence aurait pu se concentrer sur les préoccupations réelles de nos membres. Alors que l'ARC juge bon de critiquer nos propositions salariales, elle ignore commodément la hausse du coût de la vie à laquelle nos membres sont confrontés chaque jour, sans se soucier le moins du monde de sa propre rémunération ou de ses primes.

Nous avons vu toutes sortes de slogans tels que « Employeur de choix » et « Les gens d'abord ». Pourtant, ni leurs propositions, ni même leur préambule ne mentionnent l'équilibre entre vie professionnelle et vie privée des membres ou l'amélioration des conditions de travail. Leur mandat semble reposer sur le fait que les travailleurs et les travailleuses doivent supporter le poids des mesures d'austérité, tandis que la haute direction donne la priorité aux résultats des programmes plutôt qu'aux personnes qui les mettent en œuvre. L'austérité semble toujours retomber sur les travailleurs et travailleuses, jamais sur les hauts fonctionnaires.

L'Agence aurait tout intérêt à « être à l'écoute » de ses employés. D'un côté, ils expriment leur déception face à la déclaration d'impasse. De l'autre, ils emboîtent immédiatement le pas à l'annonce faite par le gouvernement la veille d'augmenter à quatre jours par semaine la présence obligatoire de ses employés au bureau. Dans quel monde pensaient-ils qu'une telle décision serait bien accueillie ? Ils prétendent savoir ce qui est le mieux pour nos membres, mais échouent systématiquement à présenter des propositions substantielles qui amélioreraient véritablement vos conditions de travail.

Le 25 février, nous distribuerons dans tout le pays des informations détaillant les prochaines étapes. Nous vous demandons de participer et de parler à votre exécutif local.

On se croirait dans le film « Le jour de la marmotte ». Une fois de plus, il est clair que l'Agence n'est pas intéressée à faire avancer les négociations afin de parvenir à une entente juste et raisonnable qui reconnaîtrait votre travail acharné et votre engagement.

S'ils cherchent la confrontation, nous nous serrerons les coudes et les affronterons ensemble.

En toute solidarité,

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Marc Brière Signature

Marc Brière
Président national 

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Adam Jackson
2ième Vice président national