Consœurs, confrères et ami(e)s,
Aujourd’hui, 27 juillet, des milliers de membres du Syndicat des employé-e-s de l’Impôt (SEI) sont forcé(e)s de retourner dans les bureaux de l’Agence du revenu du Canada (ARC) jusqu’à quatre jours par semaine.
Nous savons que vous êtes nombreux et nombreuses à être en colère, frustré(e)s et profondément déçu(e)s. Ce mandat signifie des déplacements plus longs, des coûts de transport et de responsabilités familiales plus élevés, davantage de stress et moins de temps avec vos proches.
Le SEI demeure fermement opposé à cette décision unilatérale et injustifiée.
L’ARC n’a pas démontré qu’une présence au bureau quatre jours par semaine améliorera la productivité, la collaboration ou les services à la population canadienne. L’employeur n’est même pas prêt à mettre en œuvre son propre mandat. Résultat : confusion, règles incohérentes et traitement inégal à l’échelle de l’Agence.
Les employé(e)s avant les propriétaires d’immeubles commerciaux
Le gouvernement semble davantage préoccupé par le remplissage des tours à bureaux et le soutien à l’immobilier commercial que par la protection de l’équilibre entre le travail et la vie personnelle des employé(e)s. On demande aux employé(e)s d’en assumer les coûts. Déplacements plus longs. Dépenses plus élevées. Plus de stress. Moins de temps en famille.
Pendant ce temps, les propriétaires d’immeubles commerciaux et les intérêts économiques des centres-villes en profitent. Les travailleuses et travailleurs de la fonction publique ne sont pas un programme de soutien économique pour les propriétaires d’immeubles commerciaux.
Nos membres ont démontré que le travail hybride donne des résultats. Le rendement devrait être mesuré selon la qualité du travail accompli, et non selon le nombre de jours passés au bureau.
Le SEI agit
Le SEI s’oppose à ce mandat depuis le début et continue de demander à l’ARC et au gouvernement fédéral de faire marche arrière.
Notre syndicat continuera d’utiliser tous les moyens politiques, juridiques, de négociation et de mobilisation à sa disposition pour contester cette décision et défendre les membres.
Se présenter au bureau ne signifie pas accepter ce mandat. Les membres doivent continuer de faire entendre leur voix et de documenter les effets de cette décision sur leur travail, leurs finances, leur famille et leur bien-être.
Négociation et prochaines étapes
Cette décision démontre pourquoi de solides protections en matière de télétravail doivent être incluses dans notre convention collective. Les conditions de travail ne peuvent pas continuer d’être modifiées unilatéralement.
Le SEI et l’AFPC se préparent aux prochaines étapes de la négociation et de la mobilisation.
Agissez maintenant
- Envoyez une lettre à votre députée ou député, au premier ministre Carney et au président du Conseil du Trésor pour leur demander de revenir sur cette décision et de négocier une politique de télétravail moderne.
- Manifestez-vous en ligne en partageant les visuels de l’AFPC et en témoignant de votre expérience.
- Montrez votre solidarité au travail : téléchargez les affiches, utilisez les fonds d’écran et organisez des moyens de pression avec votre section locale.
Portez du noir le 19 août
Notre prochaine Journée de solidarité « Portez du noir pour les négos » aura lieu le mercredi 19 août 2026.
Portez du noir au travail ou lors de réunions virtuelles. Encouragez vos collègues à participer. Partagez des photos de la participation de votre section locale.
Nous n’avons pas choisi ce mandat. Nous n’acceptons pas sa justification. Et nous ne cesserons pas de le contester.
En toute solidarité,
Adam Jackson
Président national
Syndicat des employé-e-s de l’Impôt