L’ARC ébranlée par l’annonce des votes de grève

14 février 2020

Notre équipe de négociation a été très surprise, c’est le moins qu’on puisse dire, du courriel sur l’état des négos que l’ARC a envoyé à son personnel aujourd’hui. ( lire le courriel )

Après plus de quatre ans sans augmentation de salaire, l'ARC n'a jamais fait d'offre salariale à notre équipe de négociation. Ni lors des audiences de la Commission de l'intérêt public (CIP), ni à la table des négociations. Il n’y avait absolument rien qui l’empêchait de le faire, y compris nos revendications encore en suspens. Après tout, c’est à ça que servent les négociations!

De plus, la négociation par voie de communiqué à laquelle s’est adonné le commissaire est non seulement irresponsable, elle peut être illégale. L'AFPC consulte ses conseillers juridiques afin de déterminer si la communication d'aujourd'hui justifie une action en justice contre l'ARC pour négociation de mauvaise foi.

Quant à la proposition salariale que le commissaire a communiquée dans sa "mise à jour" pour 2016 - 2022, nous constatons qu'elle est de beaucoup inférieure à ce que nos collègues du groupe VFS ont reçu en termes d'augmentations économiques pour la même période. Nous ne sommes pas des employés de seconde classe. Nous méritons beaucoup mieux que cela.

Une chose est claire : l'annonce de nos prochains votes de grève a ébranlé les dirigeants de l'ARC et les a poussés à s'en prendre à nous de manière si imprudente. C'est une raison de plus pour les membres de l'AFPC-SEI de voter en faveur d'un mandat de grève fort. L’ARC a prouvé que seule la menace de moyens de pression peut la faire bouger.

Le commissaire se plaint du nombre de revendications. Mais dans le fond, nous n'avons pas encore eu de véritables négociations avec l'Agence, car elle refuse d'aborder nos questions essentielles de manière significative. Cela inclut les salaires.

On a tous des collègues à l’ARC qui travaillent pendant des années dans des postes temporaires sans jamais pouvoir obtenir leur permanence. Ça n’arrive nulle part ailleurs dans la fonction publique. Les conditions de travail dans les centres d’appels sont affreuses. L’ARC a de plus en plus recours au travail en soirée et au travail par poste, tout en nous demandant toujours plus de concessions.

Nous en avons assez de se faire sermonner par l’employeur. Appuyez votre équipe de négos lors des votes de grève afin que nous puissions retourner à la table de négociation en position de remporter un contrat équitable et de faire de l'ARC un meilleur milieu de travail.

En toute solidarité,

Marc Brière
Président national
Syndicat des employé-e-s de l'Impôt

Adam Jackson
2ème Vice-président national
Syndicat des employé-e-s de l'Impôt

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