Chers (ères) consœurs, confrères et ami(e)s,
L’Agence du revenu du Canada a annoncé la fermeture définitive de toutes ses boîtes de dépôt après la période des impôts de 2026.
Cette décision est présentée comme une modernisation. Elle ne l’est pas. Elle marque un recul concret dans l’accès aux services publics.
On nous parle d’une baisse d’utilisation pour justifier cette fermeture. Les faits racontent une autre histoire. Malgré les changements liés à la pandémie et la pression vers le numérique, plus de 430 000 envois ont encore été effectués récemment par l’entremise
de ces boîtes. Ce n’est pas un service marginal. C’est un service toujours utilisé, toujours nécessaire.
Derrière ce chiffre, il y a une réalité bien concrète. Ce sont des contribuables qui choisissent une option simple, accessible et gratuite. Ce sont aussi, bien souvent, des personnes qui n’ont pas d’alternative facile.
Avec la fermeture des boîtes de dépôt, ce qui était gratuit devient payant. Ce qui était simple devient plus compliqué. Ce qui était accessible devient incertain pour plusieurs. Les aînés, les personnes moins à l’aise avec le numérique, les familles à faible revenu et les petites entreprises seront les premiers touchés. Pour certains, cela signifie devoir payer des frais d’envoi. Pour d’autres, cela veut dire dépendre d’outils numériques qu’ils ne maîtrisent pas ou auxquels ils n’ont pas accès de façon fiable.
Notre syndicat dénonce également le fait que cette décision entraînera inévitablement des pertes d’emplois pour certains de nos membres, ajoutant ainsi un impact direct sur celles et ceux qui assurent au quotidien la prestation des services.
Ce choix envoie un message préoccupant. On demande aux contribuables de s’adapter davantage, d’assumer plus de coûts et de composer avec plus de complexité, pendant que les services, eux, diminuent.
Cette décision va directement à l’encontre des engagements du gouvernement. Le ministre du Revenu national, l’honorable François-Philippe Champagne, et le secrétaire d’État, l’honorable Wayne Long, ont affirmé vouloir améliorer l’accès aux services publics. Sur le terrain, c’est l’inverse qui se produit.
Une modernisation des services publics ne peut pas se faire en laissant de côté une partie de la population. Elle doit s’appuyer sur des solutions inclusives, adaptées à toutes les réalités.
Le Syndicat des employé-e-s de l’Impôt s’oppose à cette décision. Nous continuerons à défendre des services publics accessibles, concrets et équitables pour l’ensemble de la population.
Je vous invite à consulter notre communiqué de presse pour connaître notre position complète et les actions que nous demandons.
Aujourd’hui, ce sont les boîtes de dépôt. Demain, ce pourrait être d’autres services essentiels. Il est de notre responsabilité collective de rester vigilants et de défendre ce qui compte.
En toute solidarité,
Marc Brière
Président national
Syndicat des employé-e-s de l’Impôt