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Lettre à la Rédaction(Cette lettre fut envoyée à quelques journaux anglophones qui ont écrit un article sur le rapport Lahey. Il fut traduit pour information seulement.)Le 3 août 2007 Objet : Articles récents sur le rapport de James Lahey sur la fonction publiqueÀ la Rédaction : Après avoir lu récemment plusieurs articles sur la réaction de la presse au rapport de James Lahey sur la fonction publique fédérale, j’aimerais formuler les commentaires suivants pour réfuter certaines des faussetés que la presse présente comme des faits. Voici certains des commentaires que je n’accepte pas et que je prends la liberté de commenter : « fonction publique grassement rémunérée » – les travailleuses et travailleurs de premier niveau, sur lesquels compte le public canadien ne sont certainement pas grassement rémunérés; « ce que nous réclamons de l’institution, c’est qu’elle pense davantage et fasse moins » – si vous croyez cette affirmation, il est évident que vous n’avez pas eu à demander à un‑e fonctionnaire de « FAIRE » quelque chose pour vous dernièrement; « les avantages sociaux et les pensions sont plus généreux qu’il ne faut » – les avantages sociaux et les pensions des travailleuses et travailleurs de premier niveau ne sont en rien comparables à ceux des bureaucrates qui se trouvent au sommet et que personne ne s’aviserait de qualifier de « GÉNÉREUX »; « le régime de la négociation collective ne peut rien faire d’autre que de consentir des augmentations de salaire et d’avantages sociaux qui sont typiquement supérieurs au taux d’inflation ou à la croissance de l’économie » – je suppose que les presque sept années de gel des salaires et la nécessité d’un « rattrapage » qui permettra aux travailleuses et travailleurs de premier niveau de seulement joindre les deux bouts vous ont échappé; « des règles de travail strictes dictées par les conventions collectives » – il n’y a pas de règles de TRAVAIL dans notre convention collective; « l’ancienneté compte davantage que le talent » – je ne vois pas comment cela peut être le cas, puisque l’« ancienneté » n’est pas reconnue dans la fonction publique fédérale, du moins pour aucun‑e des syndiqué‑e‑s que je représente. Les articles reflétaient, par contre, le fait que le nombre de sténographes et de dactylos a chuté de 82 %. Or il se trouve que ces postes se situaient au premier échelon de l’échelle salariale et qu’ils ont été pour ainsi dire éliminés par la technologie. Cependant, le nombre d’avocates et avocats et de travailleuses et travailleurs assimilés a crû de 132 %, eux qui – disons‑le – sont au sommet de l’échelle salariale. Cet extrême ne reflète sûrement pas un salaire moyen bien fondé d’une travailleuse ou d’un travailleur de premier niveau. Je vous ferai remarquer également que, de 1990 à 2003, le nombre de travailleuses et travailleurs des systèmes informatiques a augmenté de 174 %. À vrai dire, je serais choquée si tel n’était PAS le cas, étant donné le taux d’augmentation des besoins informatiques nouveaux et émergents de ces 13 années. Notre gouvernement et ses travailleuses et travailleurs doivent être à la fine pointe de la technologie pour être plus efficaces et efficients dans le service au public canadien. Le fait que ce rapport et les reportages sortent au moment précis où le plus grand syndicat de la fonction publique fédérale, l’AFPC, amorce ses négociations contractuelles avec le gouvernement et/ou les organismes et agences du gouvernement pour la vaste majorité de ses membres n’échappe pas non plus à vos lecteurs. Le choix du moment, c’est ce qui compte le plus pour notre gouvernement. En terminant, je vous demanderais d’être plus honnête et de rapporter davantage les faits au public au sujet de nos fonctionnaires, qui travaillent très fort pour assurer chaque jour un service de valeur. Betty Bannon |
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