POUR DIFFUSION IMMÉDIATE
Le
8 décembre 2005
L’Agence du revenu du Canada
veut abandonner le service au comptoir
OTTAWA – L’Agence
du revenu du Canada (ARC) affirme avoir un plan pour améliorer son
service à la clientèle. L’ennui, c’est qu’elle
estime pouvoir le faire en réduisant le nombre d’effectifs
qui offrent actuellement le service.
La
présidente nationale de l’Alliance de la Fonction publique
du Canada (AFPC), Nycole Turmel, estime pour sa part que l’Agence
a plutôt tenté jusqu’à maintenant de réduire
le service offert. « Nos membres ont travaillé fort pour
sensibiliser le public aux projets de l’ARC annoncés plus
tôt cette année, lesquels visent à fermer ses comptoirs-caisse
et à éliminer le service au comptoir. Les Canadiennes et
Canadiens ont exprimé leur désaccord et l’ARC a décidé de
maintenir ses comptoirs-caisse. »
L’ARC
cherche maintenant à passer du service au comptoir au service sur
rendez-vous. Déjà que les services au comptoir étaient
offerts uniquement dans les villes dotées de bureaux de services
fiscaux, la transition ne fera que rendre le service encore moins pratique
pour les contribuables.
« L’ARC
entreprendra quelques projets pilotes en janvier afin d’évaluer
le fonctionnement du libre-service assisté et du service sur rendez-vous »,
affirme Betty Bannon, présidente nationale du Syndicat des employés
de l’impôt (SEI), un Élément de l’AFPC. « Mais
avant même le début des projets pilotes, l’Agence a
annoncé qu’elle réduisait du tiers son personnel affecté au
service à la clientèle. Plus de cent postes seront touchés. »
« Pour
l’ARC, la notion de service consiste à installer un comptoir
dans les bureaux et à faire en sorte que des agentes et agents de
service à la clientèle montrent aux clients comment s’en
servir », déclare Bannon. « Or, du même
coup, on réduit le nombre d’agentes et d’agents chargés
d’offrir ce service et de fixer les rendez-vous. »
Pour
améliorer son service, l’ARC compte également faire
attendre les nombreux contribuables qui se rendent dans ses bureaux pour
obtenir un relevé de leurs gains ou d’autres renseignements.
En effet, l’ARC continuera d’accepter les demandes au comptoir,
mais au lieu de fournir l’information sur place, elle l’enverra
par la poste. Les terminaux d’ordinateur installés dans les
comptoirs ne seront pas munis d’imprimantes; par conséquent,
les contribuables n’ayant pas accès à un ordinateur
au travail ou à la maison n’auront d’autres choix que
d’attendre.
Bannon
affirme que selon les données de l’ARC, celle-ci a réussi à convaincre
les Canadiennes et les Canadiens d’utiliser ses services par voie
d’internet et du téléphone. « Les visites
au comptoir ne représente que 4 % du service offert. Je me
demande comment on peut le réduire davantage! »
« L’Agence
du revenu du Canada devrait faire l’impossible pour fournir à la
population l’information dont elle a besoin et lui faciliter la tâche
pour payer ses impôts », déclare Bannon. « Toute économie
réalisée par suite de la réduction du service à la
clientèle sera vraisemblablement compromise par une augmentation
du personnel de perception. »
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Renseignements : Annette Melanson, SEI, (506)
333-5759
Alain
Cossette, Communications AFPC (613) 560-4317, (613) 293-9210
49-081205