Comité national de consultation patronale-syndicale
(CNCSP)
PROCÈS-VERBAL DE LA RÉUNION DU COMITÉ NATIONAL
DE CONSULTATION SYNDICALE‑PATRONALE (CNCSP) ENTRE
LE SYNDICAT DES EMPLOYÉ(E)S DE L'IMPÔT
(SEI) ET
L’AGENCE DU REVENU DU CANADA (ARC),
TENUE LE 8 JUIN 2006
MOT D’OUVERTURE
Le commissaire, Michel Dorais, préside la réunion et souhaite
tout d’abord la bienvenue aux participants. Le commissaire réitère
son engagement à assister aux réunions du CNCSP et affirme
que, depuis son arrivée à l’Agence, la collaboration
ainsi que la discussion des questions et les accords et désaccords
formulés de façon ouverte et constructive ont fait mûrir
la relation syndicale‑patronale.
Betty Bannon, présidente nationale du SEI, convient effectivement
du mûrissement de la relation et de la tenue de discussions franches
et ouvertes des parties sur diverses questions, qui ont favorisé de
bonnes relations syndicales‑patronales. Cependant, la présidente
du syndicat se préoccupe de l’absence de consultations approfondies
sur certains aspects d’une importante initiative sur l’harmonisation
de l’échelle de vérification mais signale que le syndicat
est prêt à continuer à travailler à cette question
avec la direction. La présidente du syndicat souligne ensuite l’importance
des réunions du CNCSP, qui permettent aux représentants syndicaux
de présenter les préoccupations et les problèmes des
employés directement aux cadres supérieurs.
AGENCE 2010
La direction signale que les employés de l’ensemble du pays
ont regardé la vidéo « Agence 2010 » et
eu l’occasion d’effectuer des rétroactions. On a regroupé les
rapports régionaux qui indiquent un large appui et engagement de
la part des employés en ce qui concerne l’orientation de l’Agence.
Toutefois, les employés ont émis des réserves sur
la capacité de l’ARC d’assurer un équilibre entre
le soutien des activités opérationnelles de base par rapport à la
croissance de nouvelles activités. La direction affirme que l’Agence
doit continuer à faire preuve d’efficience et d’efficacité à l’égard
de ses activités de base afin de profiter de nouvelles occasions
d’affaires.
La direction soutient ensuite que de nombreux projets essentiels seront
amorcés à l’appui de la Vision d’Agence 2010,
dont l’exercice de branding, un examen de l’état de
préparation de la capacité de l’Agence à trouver
de nouvelles occasions d’affaires, une stratégie de développement
des marchés et une stratégie en matière de prestation
de services. La direction s’attend à ce que la majorité des
initiatives s’achèvent d’ici la fin de l’exercice.
La direction réitère son engagement à tenir le SEI
au courant de l’avancement de ces projets.
Le commissaire saisit l’occasion pour énoncer qu’il
s’attend à voir une certaine croissance au cours des quatre
prochaines années, ajoutant qu’il sera très difficile
de déterminer où et comment la charge de travail sera distribuée.
Parmi les nouvelles activités de l’Agence, mentionnons l’initiative
T2 de l’Ontario, l’administration des chèques de Remise
2005 sur les ressources de l’Alberta, le programme de Prestation
universelle pour la garde d'enfants et le soutien de l’Accord sur
le bois d'œuvre résineux.
La présidente nationale soutient que, malgré qu’elle
appuie la recherche de nouvelles occasions d’affaires de la direction,
l’Agence doit s’assurer d’obtenir des ressources supplémentaires
en raison des lourdes charges de travail actuelles. En ce qui concerne
l’initiative T2 de l’Ontario, le syndicat signale avoir récemment
reçu une mise à jour et souligne la nécessité qu’il
doit participer aux premières discussions pour faciliter la transition
des nouveaux employés et pour cerner les préoccupations possibles
pour les employés actuels de l’Agence. Le commissaire affirme
que le syndicat participera dès le début du processus.
GESTION DES RESSOURCES HUMAINES AXÉE SUR LES COMPÉTENCES
(GRHAC)
La direction mentionne qu’une réunion avec le SEI a eu lieu
le 3 mars 2006 afin de poursuivre les consultations sur certaines
questions de dotation. Depuis cette réunion, deux notes de service
ont été diffusées afin de traiter des préoccupations
soulevées par les syndicats à diverses occasions. La première
note, intitulée Divulgation de renseignements, a été distribuée
au syndicat le 20 mars tandis que la seconde, intitulée Amélioration
au processus de dotation (anciennement Idées à succès
rapide du processus de préqualification des candidats (PPC)), a été communiquée
le 28 mars et on y énonçait les améliorations qui
seraient apportées au processus de dotation.
La direction profite aussi de l’occasion pour signaler que deux
comités d’examen ont été formés en vue
de mieux examiner les préoccupations du syndicat concernant les
recours et la dotation. Le syndicat a été invité à rencontrer
les membres des comités au début du mois de mai. Le SEI affirme
que la réunion tenue avec le Comité consultatif de gestion
des ressources humaines axée sur les compétences (GRHAC)
s’est bien déroulée et il est relativement optimiste
en ce qui concerne la prise en considération de ses commentaires
et de ses préoccupations.
La direction mentionne qu’on s’attend à ce que des
recommandations émanant des délibérations de ces comités
soient présentées aux membres de la direction en juillet.
Par la suite, la direction convient de rencontrer le syndicat pour discuter
des recommandations et des prochaines étapes.
OBSERVATION ET ATTESTATION
La direction énonce que la mise en œuvre de l’initiative
Observation et attestation (O et A) progresse à divers
rythmes dans l’ensemble de l’Agence et que les objectifs locaux
concernant les dates des séances de formation et d’information
sont atteints. En outre, certaines rétroactions officieuses indiquent
que les employés ont une meilleure compréhension des compétences
après qu’ils aient participer à la séance de
formation.
La direction mentionne ensuite que le groupe de travail auparavant formé dans
le but de discuter de l’O et A dans les Centres fiscaux
(CF) et les centres d’appels avait été chargé d’examiner
comment l’initiative serait mise en œuvre à l’intention
des employés nommés pour une période déterminée.
On s’attendait à ce que le groupe de travail présente
en juin ses recommandations au Comité consultatif de GRHAC, afin
qu’il les étudie.
La direction précise que l’on a demandé aux régions
de ne pas discuter de la question du recours pendant les séances
de formation et que le même message a été communiqué aux
formateurs et aux conseillers de l’O et A dans le cadre
de plusieurs conférences téléphoniques. On demande
au syndicat d’informer la direction si de telles discussions se poursuivent.
Le syndicat demande si des gestionnaires n’ont pas atteint les niveaux
seuil des trois compétences du groupe MG et, par conséquent,
ne pouvaient attester les compétences de leurs employés.
La direction réplique qu’environ 300 attestations ont été effectuées
jusqu’à présent; toutefois, aucune analyse statistique
n’a encore été faite. La direction convient d’examiner
la question et d’en rendre compte au syndicat.
Le SEI exprime ensuite sa frustration après avoir appris plus tôt
qu’un avis juridique concernant l’initiative O et A,
que le syndicat attendait depuis quelque temps, ne peut être communiqué en
raison du secret professionnel. La direction reconnaît la déception
du SEI et accepte de faire part de l’essentiel de cet avis juridique
au syndicat.
COMPTOIRS DE PAIEMENT
La direction fait remarquer que le 15 mai 2006, on a fourni au syndicat
une copie de la note de service envoyée aux régions à propos
du projet pilote de la politique de paiements sans argent comptant en cours
dans des Centres fiscaux particuliers. La direction s’attend à obtenir
les résultats du projet pilote au mois d’octobre 2007
et les communiquera au syndicat à ce moment. La direction confirme
aussi que le 17 janvier 2006, l’Agence a écrit aux
institutions financières situées près des emplacements
où se déroulent les projets pilotes afin de les informer
du projet pilote de paiements sans argent comptant et a fourni copie du
courriel au syndicat.
La direction signale ensuite qu’il ressort des rétroactions
préliminaires que les contribuables acceptent l’initiative
de la politique d’« aucun comptant ». Les agents
de service ont continué de s’assurer que les contribuables
sont au courant des autres options de paiement mises à leur disposition
et leur fournissent la documentation nécessaire pour leur permettre
d’effectuer le paiement à leur institution financière.
La présidente nationale dit se préoccuper de la possibilité que
certains bureaux, non désignés comme emplacements du projet
pilote, pourraient avoir mis en application la politique de paiements sans
argent comptant. Par conséquent, le syndicat demande que la liste
des emplacements du projet pilote leur soit communiquée. La direction
accepte et profite aussi de l’occasion pour mentionner que cette
politique n’aura aucune incidence sur les niveaux d’emploi.
Le SEI réitère ses inquiétudes face à la décision
de l’Agence de mettre en œuvre la politique de paiements sans
argent comptant. En réponse, le commissaire fait observer qu’à l’origine
la décision de l’Agence était de fermer entièrement
les comptoirs de paiement et, qu’après avoir consulté le
syndicat, l’Agence a modifié sa décision. Il affirme
que ce résultat est un bon exemple de ce qui peut arriver lorsque
les syndicats et la direction collaborent. La direction s’engage à travailler
avec les syndicats pour apporter des améliorations.
COMPTOIRS DE RENSEIGNEMENTS
Le commissaire affirme que les changements concernant les comptoirs de
renseignements ne doivent pas être considérés comme
une réduction du service, mais plutôt comme une transformation
du service qu’offre actuellement l’Agence. Le remplacement
du « service de guichet » par le « service
sur rendez‑vous » est jugé être un enrichissement
des services de l’ARC.
La direction mentionne que seulement 4 % des contribuables se prévalent
actuellement de services aux comptoirs tandis que 48 % se servent
du téléphone et 47 % utilisent le Web. Depuis février
2006, un projet pilote de « service sur rendez‑vous » a été lancé dans
treize Bureaux des services fiscaux (BSF). La plupart des visiteurs ont été dirigés
vers des téléphones munis d’une ligne directe à un
centre d’appels de l’ARC. La direction est aussi heureuse de
signaler que 95 % des contribuables se sont déclarés
satisfaits du niveau de service reçu et que la majorité des
renseignements demandés étaient disponibles au moyen de l’initiative « Mon
dossier ».
Le syndicat continue de croire que le retrait de certains services de
l’Agence exaspérera davantage les contribuables. La direction
réplique que le but d’un grand nombre d’initiatives était
d’encourager les contribuables à avoir recours à des
services de rechange, dont Internet et les centres d’appels.
Le commissaire présente ensuite une mise à jour des questions
discutées pendant une autre réunion tenue avec la présidente
nationale. Il explique que les demandes de changement d’adresse pourraient être
faites par téléphone en se servant d’un numéro
sans frais. En ce qui concerne l’« impression sur demande » et
sa rentabilité, cette initiative existait longtemps avant l’exercice
d’examen des dépenses, et son but était d’inciter
les gens à se prévaloir d’un service autre que l’impression
au comptoir. Un contribuable pouvait demander un formulaire ou un document
particulier par téléphone, qui lui serait posté dans
les deux jours suivants. Toutefois, en cas d’urgence, on peut obtenir
le formulaire ou le document dans un BSF, où les documents peuvent être
imprimés à l’un des terminaux. La direction affirme
que les économies découlent du fait qu’il n’est
plus nécessaire de constituer des stocks importants de formulaires
dans l’ensemble du pays.
Quant aux contribuables qui souhaitent vérifier leur revenu pour
diverses options d’assistance sociale, la Direction générale
des services aux contribuables et de la gestion des créances a créé un
lien électronique direct avec ces programmes sociaux dans les provinces.
Pourvu que le contribuable l’autorise, ces organisations seraient
en mesure de communiquer avec l’Agence pour confirmer le revenu de
cette personne. Cette approche a eu de très bons résultats
pour toutes les parties. En outre, les particuliers qui cherchent à obtenir
une hypothèque n’ont à fournir que leur avis de cotisation à l’institution
financière.
Le syndicat se préoccupe du fait que ses membres étaient
mécontents du niveau de service qu’ils offraient, ce qui avait
une incidence directe sur le moral des employés. Le commissaire
soutient que le moral des employés semble varier dans une large
mesure d’un bureau à l’autre et, par conséquent,
la direction et le syndicat doivent travailler ensemble pour localiser
ces bureaux et aborder les problèmes liés au moral des employés.
Le SEI s’informe aussi du nombre de projets pilotes en cours, étant
donné que le syndicat a appris que certains bureaux, à ce
qu’il paraît, mettaient en œuvre leurs propres projets
pilotes, peu importe qu’ils soient ou non désignés
comme emplacements de tels projets. Le syndicat affirme que les bureaux
qui ne participent pas au projet pilote devraient maintenir le statu quo.
La direction accepte de fournir la liste d’emplacements des projets
pilotes au syndicat. En outre, la direction affirme que les résultats
des projets pilotes seront connus d’ici la fin de juin et communiqués
au syndicat à cette date.
À ce moment, la présidente nationale saisit l’occasion
pour demander si l’ARC envisagerait de cesser la mise en œuvre
de l’initiative du « service sur rendez‑vous » si
celle-ci échouait. Le commissaire réplique que la direction
continuerait à apporter les modifications nécessaires pour
assurer une mise en œuvre couronnée de succès dans
l’ensemble de l’Agence.
Le syndicat remercie l’Agence pour l’occasion de communiquer
ses inquiétudes et affirme qu’il continuera à informer
la direction de toute situation ayant des répercussions néfastes
pour ses membres. Le syndicat conclut en affirmant qu’il continue
de s’opposer au « service uniquement sur rendez‑vous » seulement.
SONDAGE SUR LES SERVICES À LA CLIENTÈLE
Le syndicat demande de convoquer une réunion et de connaître
la méthode utilisée lors du sondage sur les services à la
clientèle. La direction accepte.
DÉCISION KREWAY
La direction affirme qu’à la suite de la décision
arbitrale rendue en décembre 2004 dans l’affaire Kreway, l’ARC
s’est conformée aux mesures correctives. L’Agence a
ensuite considéré l’incidence de l’application
généralisée de la décision Kreway. Étant
donné qu’on a déterminé que l’incidence
sur l’exécution des programmes serait considérable,
l’Agence a pris la décision de maintenir le statu quo. La
direction ajoute que la directive sur le statut privilégié sera
révisée en conséquence.
Le syndicat se dit déçu de l’approche que l’ARC
a prise dans sa décision de maintenir le statu quo étant
donné que la décision aurait pu être un autre outil
pour placer les employés des postes de niveau inférieur.
Le syndicat indique que ce n’est pas leur intention de faire de la
décision Kreway la première option à utiliser, mais
plutôt « une » option possible.
MUTATION LATÉRALE PERMANENTE (MLP) PAR RAPPORT À OFFRE
D’EMPLOI RAISONNABLE (OER)
La direction affirme que le but de l’ARC est d’optimiser les
possibilités d’emploi pour les employés nommés
pour une période indéterminée en situation de réaménagement
des effectifs (RDE) en s’assurant que, dans la mesure du possible,
on offre à ces employés d’autres possibilités
d’emploi. L’ARC utilise les mécanismes de MLP et d’OER
pour placer les employés touchés. L’utilisation du
mécanisme de dotation des MLP a pour objet de faciliter le placement
des employés touchés avec leur consentement, avant qu’ils
ne soient avisés que leurs fonctions ont cessé d’exister.
Ces employés bénéficieraient des dispositions sur
le RDE, dont la formation et la réinstallation.
Le syndicat signale qu’il appui nettement l’utilisation des
OER plutôt que des MLP, étant donné que les droits
des employés seraient protégés en vertu de l’appendice
sur le réaménagement des effectifs de la convention collective.
En outre, bien que l’utilisation de MLP puisse offrire une certaine
souplesse à la direction, il est aussi possible qu’on puisse
en abuser et soulève aussi des inquiétudes face aux droits
des membres. Le syndicat se préoccupe des retards concernant la
présentation d’OER, en raison de l’exigence d’obtenir
des avis d’employés excédentaires de l’Administration
centrale (AC). Le syndicat recommande de supprimer certaines des restrictions
relatives au recours aux OER.
La direction mentionne que lorsqu’on a fait parvenir aux régions
le mandat du Comité national mixte de réaménagement
des effectifs, elle a également rappelé aux bureaux locaux
qu’il fallait établir des comités locaux et régionaux
de RDE lorsqu’ils font face à une situation de RDE. En fait,
la direction fait remarquer que des comités locaux ont depuis été formés
dans diverses régions. Le syndicat est heureux d’apprendre
que des comités sont constitués et aussi encouragé du
progrès accompli jusqu’à présent à propos
des questions de RDE.
La direction note que des réunions de consultation ont eu lieu
dans le but de discuter de l’ébauche des lignes directrices
sur le RDE de l’ARC et qu’elle révise actuellement les
documents en fonction des rétroactions obtenues des syndicats. En
réponse, le syndicat signale être très satisfait du
niveau de consultation et loue la direction et les syndicats pour le travail
et le dialogue productif sur ces questions. Le syndicat affirme que, bien
que les parties acceptent de ne pas être d’accord parfois,
le SEI est engagé à travailler à la résolution
des questions avec l’ARC.
PROJET D’ÉVALUATION DU TRAVAIL
La direction signale que, bien que le Projet d’évaluation
du travail continue d’être couronné de succès,
le projet a été mis en suspens en raison d’un certain
nombre de priorités importantes dans la Direction générale.
Cela étant dit, le travail devrait bientôt reprendre et on
s’attend à la mise en œuvre du projet d’ici le
début du prochain exercice. En outre, la direction convient de rencontrer
le syndicat et de lui présenter une mise à jour sur l’état
du projet.
LANGUES OFFICIELLES
La direction mentionne qu’à la suite de la réunion
du 31 janvier 2006, durant laquelle les syndicats ont fait une présentation
au Comité national des champions des langues officielles à propos
de diverses préoccupations, une lettre a été reçue
du SEI dans laquelle on exprime des inquiétudes relativement à l’identification
des exigences linguistiques et à la dotation des postes bilingues.
La direction fait observer qu’elle sera en mesure de fournir une
réponse d’ici les quelques prochaines semaines.
La direction ajoute que beaucoup de travail a été accompli
au cours des derniers mois pour traiter des préoccupations du syndicat.
Un million de dollars de plus a été injecté annuellement
dans le programme de formation linguistique, à compter de l’exercice
en cours. Les directions générales et les régions
devront soumettre leurs exigences de financement afin de procéder à la
distribution du fond central. Dans le but d’augmenter l’accessibilité à la
formation linguistique dans l’ensemble du Canada, l’ARC dresse
actuellement la liste des fournisseurs qui sauront répondre à tous
les besoins en formation organisationnelle. Aussi, des lignes directrices
sont en cours d’élaboration afin d’aider les gestionnaires à désigner
les employés qui seraient admissibles à une formation linguistique
supplémentaire. La direction consulterait les syndicats une fois
que l’ébauche des lignes directrices serait disponible. De
plus, la direction examinerait les options qui pourraient faciliter l’accès
des employés aux postes bilingues, tout en respectant les politiques
de l’Agence de gestion des ressources humaines de la fonction publique
du Canada.
Le syndicat demande si l’ARC a pris en considération le redémarrage
du programme d’échange selon lequel un employé travaillerait
dans un milieu favorable à l’apprentissage de la langue seconde.
La direction répond que, malgré l’absence d’un
programme national de l’ARC, de nombreux échanges ont déjà eu
lieu entre certaines régions.
Le SEI demande également une mise à jour sur la situation
de l’analyse des langues officielles en cours de réalisation
afin de réduire les répercussions de la dotation impérative
des postes bilingues. La direction déclare que l’analyse n’est
pas encore achevée et ne s’attend pas à pouvoir communiquer
les résultats aux syndicats avant l’automne.
INITIATIVE SYNDICALE‑PATRONALE (ISP)
Le commissaire réitère son plein appui de l’Initiative
syndicale‑patronale (ISP) et estime que, bien que l’ISP se
dirige dans la bonne voie, les parties doivent ranimer l’enthousiasme
initial et promouvoir l’ISP dans leurs organisations respectives.
La direction mentionne, fait intéressant, que l’ISP a été intégrée
dans les ententes de rendement des gestionnaires pour 2006‑2007.
Le syndicat convient que l’ISP n’a pas avancé aussi
rapidement que prévu et qu’on a rencontré un obstacle
quant aux coûts liés à la mise en œuvre. La direction
réplique que la question est à l’étude et qu’une
décision sera bientôt fournie.
Le syndicat demande ensuite qu’on lui fournisse des copies de la
vidéo définitive sur l’ISP. La direction accepte.
ÉTUDE CONJOINTE SUR L’EMPLOI POUR UNE PÉRIODE DÉTERMINÉE
La direction signale que le 24 mai 2006, elle a fait part au syndicat
de l’état du plan d’action de l’étude sur
l’emploi pour une période déterminée et lui
a fourni copie de la version définitive du Rapport sur l’engagement
concernant les employé(e)s temporaires, qui confirmait que l’Agence
avait respecté son engagement de convertir au moins 25 p. 100
des employés nommés pour une période déterminée
au statut permanent. Le syndicat mentionne qu’il continue d’y
avoir certaines divergences dans le Rapport sur l’engagement concernant
les employé(e)s temporaires et indiquera à l’ARC toute
anomalie possible qui devrait être vérifiée.
Le SEI affirme aussi que, bien que les discussions sur les questions relatives à l’emploi
pour une période déterminée n’aient pas avancé aussi
rapidement que prévu, le syndicat est satisfait du progrès
accompli à la réunion du 24 mai et de la réceptivité de
la direction aux commentaires du SEI. Toutefois, le syndicat se préoccupe
du fait qu’il n’a pas participé à l’analyse
saisonnière. La direction indique qu’elle a convenu
de planifier une réunion avec les Directions générales
et le syndicat, à l’automne, afin d’examiner l’emploi
saisonnier.
La direction indique qu’une mise à jour sur l’élaboration
de la trousse nationale du gestionnaire a été fournie au
syndicat à la réunion du mois de mai, et informe le syndicat
qu’elle serait en mesure de lui demander d’effectuer des rétroactions
sur l’ébauche initiale, d’ici la fin du mois de juin
2006.
Le syndicat demande si l’on a fait part aux régions de l’importance
accordée aux recommandations du comité d’emploi pour
une période déterminée. La direction répond
que des notes de service ont été envoyées dans les
bureaux locaux ces derniers mois afin de les sensibiliser au besoin de
gérer les employés temporaires à long terme, et que
des efforts continueront d’être déployés afin
d’améliorer la gestion des employés nommés pour
une période déterminée.
La direction avait aussi informé le syndicat, à la réunion
de mai 2006, que la Directive sur la gestion des employés temporaires
serait bientôt approuvée et distribuée aux bureaux
locaux. Le SEI se préoccupe du retard à mettre au point la
Directive et affirme qu’il est essentiel que l’information
soit diffusée aussi rapidement que possible aux bureaux locaux.
Le syndicat a aussi demandé que la direction considère envoyer
des notes de service ou des lignes directrices distinctes aux bureaux locaux
en ce qui concerne l’examen biennal des situations d’employés
temporaires. La position du syndicat est que l’examen doit être
un examen en face-à-face entre l’employé et son gestionnaire
plutôt que seulement un examen sur papier.
La direction affirme être pleinement engagée envers le plan
d’action de l’étude sur l’emploi temporaire.
PROJETS PILOTES SUR LES SERVICES AUX CONTRIBUABLES ET LA GESTION DES
CRÉANCES
Le 9 mai 2006, la direction a présenté au syndicat
une mise à jour sur la transformation opérationnelle dans
la Direction générale ainsi que sur les quatre projets pilotes
qui devraient être terminés d’ici la fin de juin. La
liste complète des projets pilotes, ainsi que les résultats,
seront communiqués au syndicat dès que les renseignements
auront été obtenus.
La direction convient aussi de tenir le syndicat au courant des différents
projets pilotes et affirme qu’elle sera en meilleure position pour
fournir des renseignements concrets à la prochaine réunion
de la Direction générale des services aux contribuables et
de la gestion des créances, prévue à l’automne.
Le syndicat demande si la direction régionale avait le pouvoir
de financer de façon permanente les employés nommés
pour une période déterminée qui travaillent dans les
Centres d’arrivage nationaux (CAN) et les Centres d’arrivage
régionaux (CAR). La direction réplique que les régions
ont l’autonomie voulue pour gérer leurs ressources.
En ce qui concerne la terminologie utilisée lorsqu’on discute
de nouveaux projets, la direction reconnaît que de la confusion règne
toujours, par exemple au sujet de l’utilisation de « projet
pilote » au lieu de « mise en œuvre progressive » ou
de « financement temporaire ». Aussi, la direction
note que les projets pilotes doivent compter une date de début et
une date d’achèvement. Par conséquent, compte tenu
du nombre de questions qui exigent une discussion approfondie, on convient
que la question des projets pilotes sera ajoutée à l’ordre
du jour de la prochaine réunion du CNCSP.
NORME DE CLASSIFICATION DE L’AGENCE (NCA)
La direction signale que le site Web de la NCA sera bientôt accessible
dans InfoZone et servira de principal moyen de communication pour le projet
SP (Services/Programmes).
Le travail relatif au projet SP continue d’avancer, et on s’est
engagé au niveau du Comité de gestion de l’Agence (CGA) à s’assurer
que toutes les descriptions de travail seront rédigées d’ici
la fin de juin, moment auquel l’évaluation des emplois SP
commencera. Le prochain défi consistera à composer avec la
période des vacances alors que l’ARC vise l’automne
pour la fin des préparatifs à la conversion. La direction
explique aussi que les résultats du BÊTA (test auprès
des usagers) seront communiqués au syndicat, dès qu’ils
seront connus.
Le commissaire réitère que l’ARC et le syndicat ont
voué temps et efforts considérables pour faire avancer cette
initiative et qu’il est satisfait des résultats jusqu’à présent.
Le syndicat convient qu’une bonne quantité de travail a été accomplie
et qu’il est aussi satisfait du progrès.
ENTENTE SUR LES SERVICES ESSENTIELS (ESE)
La direction signale qu’à la suite des discussions qui ont
eu lieu à la réunion du 8 décembre 2005 du CNCSP,
les deux parties sont intéressées à négocier
une entente sur les services essentiels en dehors du calendrier des négociations
collectives et avant les délais prescrits par la loi. Par conséquent,
le 20 décembre 2005, on a fourni au syndicat un calendrier
des activités, qui donnait un aperçu des étapes à suivre
au cours des prochains mois. Le 8 juin 2006, l’ARC respectait
le calendrier établi.
Les parties conviennent que la prochaine réunion ad hoc sur cette
question se déroulera probablement à l’automne. La
direction accepte.
NÉGOCIATION COLLECTIVE
Le SEI signale que, bien que la convention collective entre l’Alliance
de la Fonction publique du Canada (AFPC) et l’ARC n’expire
pas avant octobre 2007, le syndicat a commencé à se préparer
en vue de la prochaine ronde de négociations. Le syndicat réitère
qu’il cherchera à établir un calendrier de négociations
intensif et continu qui demanderait aux deux parties de rester à la
table des négociations jusqu’à ce qu’elles concluent
un accord préliminaire ou se soldent par une impasse. En outre,
le SEI s’attend à ce que les négociateurs de l’ARC
aient un mandat et détiennent tous les pouvoirs leur permettant
de prendre des décisions.
Le commissaire souhaite, à l’instar du syndicat, conclure
une entente le plus rapidement et efficacement possible et, comme toujours,
les négociateurs de l’ARC auraient un mandat clair et détiendraient
le pouvoir de prendre des décisions. Cependant, il ne serait pas
réaliste de s’attendre à ce que les parties demeurent à la
table de négociation jusqu’à ce qu’une entente
soit conclue, étant donné que le processus exige que les
parties discutent pleinement et examinent toutes les propositions relatives
aux questions et aux implications en plus de prendre en considération
les autres solutions possibles. Pour atteindre ces objectifs, l’une
ou l’autre partie devrait poursuivre la réévaluation
des propositions ou faire des recherches supplémentaires sur les
questions découlant des discussions. Le commissaire est toutefois
optimiste que le but partagé de conclure une entente ferait avancer
le processus.
Le syndicat demande que les parties se réunissent avant la prochaine
ronde de négociations pour discuter du cadre des négociations
collectives et d’échanger des renseignements, comme les noms
des membres de l’équipe de négociation. La direction
accepte.
CONGÉ POUR ACTIVITÉS SYNDICALES ET SERVICES VALIDABLES
La direction accepte de se réunir avec le syndicat afin de discuter
davantage de l’incidence du congé pour activités syndicales
sur la pension.
MOT DE LA FIN
La présidente nationale profite de l’occasion pour réitérer
sa demande de rencontrer le Conseil de direction de façon officieuse.
Le commissaire réplique que la décision de rencontrer le
syndicat incombe aux membres du Conseil de direction et que la présidente
nationale en serait informée dès que la décision sera
rendue.
Le commissaire signale que, bien que la réunion ait traité de
certaines questions difficiles, l’atmosphère est demeurée
respectueuse et a suscité de nombreuses bonnes discussions. Il souhaite à tous
les participants de bonnes vacances d’été.
Originale signée par Originale
signée par
Michel Dorais
Commissaire
Agence du revenu du Canada |
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Betty Bannon
Présidente nationale
Syndicat des employé(e)s de l’impôt |
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Le 10 octobre 2006 |
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Le 25 septembre 2006 |
Date : |
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Date : |
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