Comité national de consultation patronale-syndicale
(CNCSP)
PROCÈS-VERBAL
DE LA RÉUNION DU COMITÉ NATIONAL DE
CONSULTATION PATRONALE-SYNDICALE
(CNCSP) ENTRE
LE SYNDICAT DES EMPLOYÉS-E-S DE L’IMPÔT
(SEI)
ET L’AGENCE DES DOUANES ET DU REVENU DU CANADA (ADRC)
TENUE
LE 10 JUIN 2004
MOT D’OUVERTURE
M. David Miller, sous commissaire de la Direction générale
des cotisations et des recouvrements et coprésident pour la direction,
ouvre la séance en souhaitant la bienvenue à tous les participants.
Le coprésident souhaite ensuite une bienvenue toute spéciale
au commissaire, M. Alan Nymark, et au commissaire délégué,
M. François Guimont, qui participent à la séance d’ouverture
de la réunion pour discuter de l’orientation de l’Agence
au cours de la prochaine année.
Betty Bannon, présidente nationale du Syndicat des employés
de l’impôt (SEI), salue la présence du commissaire et
du commissaire délégué et exprime sa reconnaissance
pour leur participation.
M. Nymark indique tout d’abord que, de nos jours, il faut travailler
ensemble pour mener efficacement une entreprise. Il est heureux de noter
qu’il y a plusieurs niveaux officiels et officieux de coopération
et de consultation à l’ARC, qui permettent au syndicat et à la
direction de régler les objets de préoccupation. Il reconnaît également
les bonnes relations de travail qu’il y a entre l’ARC et le
Syndicat des employés de l’impôt.
Le commissaire indique que, le 12 décembre 2003, l’annonce
de la transition a marqué le début d’une période
de changements organisationnels à l’Agence, qui seront sans
doute suivis d’autres changements après l’élection.
En outre, le commissaire prévoit qu’on demandera des économies
supplémentaires qui s’ajouteront aux trois milliards de dollars
déjà annoncés par le gouvernement actuel. Ces initiatives
et d’autres, comme le Projet de renouvellement de la prestation des
services de rémunération et les examens horizontaux, auront
sûrement une incidence sur la façon de faire les choses à l’ARC.
Le commissaire note que le défi le plus important créé par
ces économies est leur incidence sur les ressources humaines, compte
tenu du fait qu’environ 80 % du budget de l'ARC est consacré aux
ressources humaines.
Traditionnellement, l’ARC s’est toujours préoccupée
de ses employés. Dans le climat actuel, il sera plus difficile de
poursuivre dans cette voie. Par conséquent, il faut examiner d’autres
options, particulièrement celle de la croissance par l’intermédiaire
de partenariats avec d'autres ministères et organismes fédéraux
et provinciaux. Cette approche pourrait peut être faciliter la gestion
de l’incidence des économies sur les ressources humaines,
particulièrement si l’Agence devait faire face à des
réductions budgétaires importantes. Par conséquent,
il est essentiel que le syndicat et la direction travaillent de concert
pour réduire au minimum les perturbations pour les employés.
M. Nymark indique que, comme agence du revenu, il est essentiel de continuer
d’axer les efforts sur la réalisation des principaux objectifs
opérationnels en perfectionnant les stratégies d’évaluation
et de gestion des risques. L’Agence compte sur un cadre éthique
bien établi qui n’est pas toujours facile de maintenir dans
l’environnement actuel. En outre, il est essentiel de consacrer des
ressources aux domaines comme l’observation et les services à la
clientèle, de faire respecter les normes de service et de maintenir
la confiance du public.
Le commissaire invite ensuite la présidente nationale à partager
ses vues et ses réflexions sur la façon dont les parties
pourraient collaborer sur des questions et des objectifs communs.
La présidente nationale reconnaît que, même si le SEI
partage certaines des préoccupations de la direction, sa priorité demeure
les changements qui ont une incidence directe sur ses membres. Le syndicat
indique que, contrairement aux autres ministères, l'ARC continue
d’être un organisme producteur de recettes qui jouit d’un
effectif productif et devrait donc être exclue de toute réduction
budgétaire.
Le SEI trouve encourageant que l’ARC établit des partenariats
avec d’autres organisations et saisit les occasions d’assumer
des tâches supplémentaires qui viennent compléter ses
activités principales. Les employés de l’ARC savent
ce qu’ils font et le font bien. La présidente nationale indique
qu’elle est convaincue que le commissaire pourrait exercer une influence
qui permettrait d’apporter des changements positifs et de tenir l’ARC à l’avant
garde du progrès.
Le syndicat se demande ensuite si le gouvernement profitera encore de
l’occasion pour envisager de donner en sous traitance ou de privatiser
une partie des activités gérées actuellement par l’ARC.
Le SEI insiste sur la nécessité pour la haute direction d’examiner
sérieusement l’incidence possible d’une telle impartition
ou privatisation sur l’organisation. En outre, le syndicat et la
direction collaborent étroitement sur un certain nombre d’initiatives,
et le SEI croit que les deux parties peuvent ensemble impartir aux employés
un sentiment de stabilité. La Directive sur le réaménagement
des effectifs (DRE) expose clairement un processus qui doit être
respecté, particulièrement au cours des périodes de
réorganisation. Le syndicat indique qu’il est essentiel que
la direction fasse preuve de transparence, consulte le syndicat et respecte
les règles prévues dans la DRE. Des employés pourront
ainsi mieux comprendre ce qui arrive et savoir que l’employeur suit
les règles.
Le commissaire convient avec le syndicat que la transparence est très
importante. Cependant, il fait remarquer que le processus de prise de décisions
du gouvernement doit être reconnu. En ce qui a trait aux règles
de la DRE, la direction est déterminée à les respecter.
Le SEI indique ensuite que l’absence d’une convention collective
renouvelée a aussi touché ses membres. Le syndicat souligne
que, si l’Agence veut conserver un effectif solide et productif,
elle doit faire montre de respect et de reconnaissance envers les tâches
exécutées et rémunérer comme il faut ses employés.
Le syndicat indique que, peu importe les incertitudes actuelles et le climat
de travail à l’ARC, les employés continuent d’offrir
un excellent service au public et que cela est une raison suffisante pour
en arriver à une entente sur une nouvelle convention collective.
En outre, rien dans la loi n’empêche les parties de tenter
de conclure une telle entente au cours du processus de conciliation en
cours.
Le commissaire convient avec le SEI qu’une convention collective
serait la bienvenue. Il poursuit en mentionnant que, compte tenu des incertitudes
des prochains jours, il est encouragé par la volonté du syndicat
de collaborer avec la direction et de miser sur la relation actuelle. Il
remercie les membres du comité de l’occasion qui lui a été offerte
de les rencontrer et souhaite à tout le monde un bel été.
NORME
DE CLASSIFICATION DE L’AGENCE (NCA)
La direction donne un bref aperçu
des événements
qui ont mené à la communication du 28 janvier destinée
au syndicat, où il était indiqué que le NCA SP avait été suspendu
en raison du transfert des fonctions douanières à la nouvelle
Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) en décembre, et
de l'annonce d'un nouvel environnement fiscal.
La direction indique qu'elle examinerait la possibilité de poursuivre
les efforts déjà en cours dans le cadre des initiatives de
réforme de la classification de l'ARC, notamment la révision
de l'ébauche de norme SP. Un certain nombre de questions doit toujours
faire l'objet de discussions, notamment l'incidence possible de la plainte
d'équité salariale de l’AFPC, le soutien à la
détermination des emplois semblables qui doivent être fusionnés,
l’adoption de descriptions de travail plus brèves et la mise
en œuvre d’un plan de gestion modifié au cours de la
transition vers une nouvelle présentation pour les descriptions
de travail.
Dans le cadre des activités de réforme de la classification
en cours, on a effectué une étude des diverses composantes
du programme, comme l’éventail de services de classification
offerts, les ressources et les coûts connexes, et les présentations
des descriptions de travail, pour n’en nommer que quelques unes.
La direction fait savoir qu’elle présentera au syndicat les
constatations de l’étude sur la classification et qu’elle
sollicitera aussi son avis sur la version abrégée des descriptions
de travail de même que sur l’élaboration des emplois
génériques.
Le syndicat se dit frustré par l’immobilité de l’initiative
du NCA SP. Il est d’avis que le transfert de la composante « douanes » ne
doit pas influer sur l’élaboration du processus du NCA SP.
En outre, les mentions des douanes pourraient être facilement éliminées,
et l’élaboration de la norme pourrait se poursuivre, de sorte
que les employés soient bien classifiés et suffisamment rémunérés.
ENTENTE
SUR LES CONSULTATIONS PATRONALES- SYNDICALES
La direction indique qu’elle
a tenu, au cours des six derniers mois, un certain nombre de réunions
avec le SEI pour discuter des modifications à apporter à l’Entente
sur les consultations patronales-syndicales. Depuis ce temps, toutefois,
la direction examine la possibilité de conclure une entente sur
les consultations avec l’Alliance de la fonction publique du Canada
(AFPC), compte tenu du fait que l’Agence doit constamment relever
le défi de rationaliser les processus et d’éliminer
le double emploi. Depuis le départ des douanes de l’ARC, toutes
les préoccupations syndicales concernent maintenant des questions
relatives au milieu de travail au bureau sur lesquelles les représentants
de la haute direction se penchent, quoique dans des tribunes consultatives
diverses.
Le SEI indique que cette question ne relevait pas de l’AFPC, car
la décision appartient à ces éléments. Cependant,
il consent à examiner d’autres solutions de rechange. La
direction et le syndicat conviennent de poursuivre les discussions et
de tenter de trouver une solution.
RÉFORME ET RENOUVELLEMENT ADMINISTRATIFS
(RRA)
La direction indique que les initiatives de RRA n’iraient
pas immédiatement
de l’avant. Par suite de l’annonce du 12 décembre 2003
concernant la création de l’Agence des services frontaliers
du Canada (ASFC), la Direction générale des finances et de
l’administration et les régions ont dû consentir des
efforts considérables pour identifier les employés et déterminer
les ressources associées au transfert à la nouvelle Agence.
L’incertitude est aggravée par la réaffectation pluriannuelle
de trois milliards de dollars du gouvernement et par la contribution prévue
de l’ARC à cette réaffectation. La direction est déterminée à reprendre
pied dès que possible.
Le syndicat attire l’attention sur le fait que des renseignements
inexacts circulent dans les bureaux locaux sur la situation des initiatives
de RRA, ce qui crée de l’incertitude chez les employés.
La direction accepte la suggestion du syndicat de publier un communiqué destiné aux
employés pour clarifier la question.
ÉVALUATIONS DU RENDEMENT
La direction remercie le syndicat de ses
commentaires sur le « modèle » d’évaluation
du rendement et la Liste de contrôle relative aux aptitudes d’adaptation,
qui seront utilisés dans tous les bureaux une fois la validation supplémentaire
effectuée. Le syndicat a reçu une réponse à ses
questions sur, entre autres, le formulaire d'évaluation du rendement,
les normes de rendement et la Liste de contrôle. D’après
la rétroaction reçue de tous les intervenants, l’Agence
organisera des séances de groupes de discussion dans plusieurs bureaux
afin d’obtenir l’avis des employés. La rétroaction
de ces groupes de discussion sera ensuite incorporée dans le projet,
et un certain nombre de bureaux seront invités à mener un projet
pilote sur le processus avant sa mise en œuvre. La direction prévoit
que le projet pilote pour les PM 02 sera mené cet été et
au début de l’automne et qu’il sera suivi par les séances
de groupes de discussion pour les emplois de PM 01 et (ou) de PRACC à l’automne
ou au début de l’hiver. Comme dans le passé, la direction
continuera de consulter le syndicat tout au long du processus.
Le SEI se dit reconnaissant de l’excellent travail qui a été effectué à ce
jour concernant cette initiative. Le syndicat souligne que la collaboration
syndicale patronale constitue un fondement solide pour un produit qui permettra,
comme prévu, d’évaluer les employés selon les
tâches
qu’ils exécutent.
PROCESSUS D’ÉVALUATION DES COMPÉTENCES
La direction
indique que, au cours des modifications apportées
aux compétences
en juin 2003, un certain nombre d’options ont été présentées
au Comité de gestion de l’Agence en vue d’améliorer
la mise en œuvre du PPC. L’option de « présumer » que
des employés répondent à certains critères
a été étudiée.
Cependant, elle n’a pas été retenue, parce que les
résultats
ne seraient pas transférables et que la transférabilité des
compétences est une exigence fondamentale. Par conséquent,
les employés ne seront pas « présumés » posséder
les compétences requises pour d’autres postes, à moins
qu’elles aient fait l’objet d’une évaluation
officielle.
Même si le SEI reconnaît que certains des changements se sont
révélés bénéfiques, il se dit encore
frustré par le PPC. Le syndicat est en désaccord avec l’explication
fournie sur cette question et souligne que l’approche de la direction
ne tenait pas compte de l’expérience ou de la contribution
des employés à l’Agence. Par conséquent, il
continuera de soulever, par le truchement du processus de la négociation
collective, les questions de la transférabilité des compétences
et de la prolongation nécessaire du délai d’établissement
des profils de compétences. Le syndicat demande à la direction
d’examiner la possibilité de permettre aux superviseurs d’évaluer
certaines compétences des employés, car ils sont les mieux à même
de déterminer si un employé remplit les exigences. Il demande également à la
direction d’examiner la possibilité d’appliquer le principe
des droits acquis aux employés en ce qui a trait à leurs
compétences.
La direction reconnaît les préoccupations du syndicat, notamment
le besoin de régler certaines des questions les plus difficiles
concernant la mise en œuvre du PPC. La direction mentionne aussi
que, plus tôt cette semaine, le Comité directeur de la gestion
du Système de gestion des ressources humaines axé sur les
compétences (GRHAC) s’est réuni pour discuter des solutions à un
certain nombre de problèmes de mise en œuvre. Les propositions
visant à régler certaines des préoccupations seront
présentées à la haute direction pour examen, et la
présentation sera suivie d’une réunion avec les syndicats
pour discuter de modifications pouvant être apportées au processus.
Malgré ce qui précède, l’application du principe
des droits acquis n’est pas une option à cette étape-ci
du processus.
La direction remercie le syndicat d’accepter de travailler avec
les représentants des RH à la mise en œuvre des modifications
et de la stratégie proposées concernant le PPC. La réunion
du 31 mai 2004, qui visait à faire le point sur la mise en œuvre
du PPC a permis d’énumérer un certain nombre de changements
qui ont eu lieu depuis le 31 octobre 2003, notamment la réduction
du nombre de compétences de base, l’établissement d’une
nouvelle structure de régie et la prise de mesures visant à améliorer
le répertoire des compétences. La direction est toujours
engagée à se réunir avec le syndicat pour discuter
de la mise en œuvre du PPC et elle espère que le syndicat
continuera de participer au processus.
Le syndicat en profite alors pour exprimer son inquiétude sur le fait
que, même si des personnes ont été embauchées dans
les bureaux locaux pour évaluer les compétences, le travail a été attribué aux
MG sans qu'il ne soit tenu compte de la rémunération et sans
qu’il ait été indiqué que les nouvelles fonctions
seront incorporées dans les descriptions de travail des employés.
En outre, la direction n’a pas établi de lien entre la description
de travail, les compétences et les évaluations du rendement, à tel
point que des différends sur les valeurs individuelles sont apparus.
La direction répond que les personnes embauchées pour évaluer
les compétences continueraient d’exercer cette fonction. La direction
reconnaît en même temps qu’il reste encore du travail à faire,
notamment la réévaluation des questions, et elle accepte de consulter
de nouveau le syndicat à ce sujet.
BABILLARDS ÉLECTRONIQUES
La direction indique qu’il y a eu
des discussions avec le syndicat en mars 2004 concernant la possibilité de
fournir aux employés
un lien direct avec le site Web du syndicat. Cependant, la direction
ne savait pas à ce moment là qu’un moratoire avait été imposé à l’ajout
de sites externes au système de réseau électronique
de l’ARC, en raison du nombre toujours croissant de demandes de nouveaux
liens. À la lumière de ces renseignements et de certaines préoccupations
soulevées au sujet des normes du site Web, cette initiative n'ira
de l'avant qu'après la fin des travaux supplémentaires et qu’après
des discussions avec les autres syndicats. Le syndicat reconnaît que
la question d'un babillard électronique n’est plus à l’étude.
Cependant, il demande que la direction fasse des efforts pour ajouter le
lien avec le syndicat au site Web de l’Agence.
Le syndicat profite de l’occasion pour demander à l’Agence
d’afficher les procès verbaux du CNSP dans InfoZone. La direction
accepte de le faire.
INITIATIVE SYNDICALE-PATRONALE
La direction indique qu’elle a tenu
une réunion avec le
syndicat en mars 2004 pour discuter de façon plus approfondie
de la situation de l’initiative syndicale patronale et d’examiner
les prochaines étapes à franchir
dans le processus. Certains des travaux qui doivent être effectués
concernent la mise à jour de la philosophie pour que toutes les
parties comprennent clairement ce que signifient des énoncés
comme un engagement à agir de façon constructive, équitable,
sensible et courtoise dans nos négociations les uns avec les autres
et la facilitation de la résolution de problèmes constructive.
La haute direction doit simultanément discuter des aspects concrets
de la mise en œuvre
de l’ISP, comme les coûts et le choix du moment.
À la lumière des prochaines vacances d’été et
de la situation de la négociation collective, la direction est
d’avis
qu’il vaut mieux attendre que l’environnement soit plus favorable
avant de mettre en œuvre l’ISP. Le syndicat indique que rien
n’empêche
la direction d’établir un Comité directeur national
et d’organiser
sa première réunion au cours des mois d'été pour
que le travail préliminaire relatif à la mise en œuvre
puisse commencer. La direction répond qu'il faut tenir d'autres
discussions avec la haute direction sur l’initiative avant de la
mettre en œuvre.
Cependant, un petit groupe pourrait entre temps être chargé de
discuter du travail préliminaire.
ÉTUDE CONJOINTE SUR L’EMPLOI
POUR UNE PÉRIODE DÉTERMINÉE
La direction commence
par mentionner que l'Agence a un immense respect pour les employés
nommés pour une période déterminée
et reconnaît leur travail acharné et leur dévouement à l'organisation.
Les employés nommés pour une période déterminée
demeurent une ressource précieuse de l'ARC, et la direction
est toujours déterminée à les traiter de façon
juste et équitable.
Comme il a été indiqué à la réunion de décembre
2003 du CNCSP, l’autre syndicat doit participer aux discussions sur l’emploi
pour une durée déterminée avant que d’autres mesures
ne soient prises à ce sujet, car ses membres seront aussi touchés
par les décisions ultérieures qui seront prises. Par conséquent,
la direction a tenu, en janvier 2004, une réunion avec tous les syndicats,
où l’autre syndicat a eu l’occasion de partager ses vues
et ses préoccupations. La prochaine étape consistera à organiser
une réunion de suivi le 16 juin pour discuter de l’ébauche
de plan d’action visant à mettre en œuvre des recommandations
de l’étude sur l’emploi pour une période déterminée.
Le syndicat réitère que chaque employé de l’ARC
nommé pour une période déterminée devrait être
automatiquement nommé à un poste de durée indéterminée, à son
niveau de titularisation, après avoir occupé pendant trois ans
le poste en question. Le SEI indique qu’il continuerait de soulever cette
question et que les employés nommés pour une période déterminée
de l’ARC ne devraient pas se voir offrir moins que ceux qui sont employés
par le Conseil du Trésor.
La direction reconnaît les préoccupations du syndicat et
indique qu’elle est déterminée à collaborer
avec les syndicats pour examiner et mettre en œuvre les diverses
recommandations qui ont été soumises
par le groupe de travail syndical patronal sur l’étude
conjointe sur l’emploi pour une période déterminée.
POLITIQUES
SUR LES LANGUES OFFICIELLES
Le SEI exprime son inquiétude au
sujet de la nouvelle politique sur les langues officielles, plus particulièrement
de la question de la dotation impérative comme norme pour la
dotation des postes bilingues. Les membres du syndicat s’inquiètent
du fait que cette nouvelle approche aura sûrement une incidence
sur les futurs schémas de
carrière. La direction reconnaît les préoccupations
du syndicat, puis explique qu’elle évalue les répercussions
de ces modifications apportées aux politiques et adapte les
politiques et les directives sur les langues officielles aux exigences
propres de l’ARC.
En outre, la direction reconnaît qu’il y a un bon nombre
de défis
relatifs à la formation linguistique, plus particulièrement
une demande de formation plus forte que l’offre. L’Agence
sera représentée à un
comité interministériel qui a été chargé d’examiner
la prestation de la formation linguistique dans la fonction publique.
Le syndicat attire l’attention sur le fait que, par suite de l’annonce,
le SEI a été inondé d’appels de ses membres
qui s’inquiètent du fait qu’il n’y aura plus
d’avancement
professionnel à l’Agence, ce qui donnera lieu à davantage
de recrutement à l’extérieur de l’ARC. En
raison de la rationalisation des processus et des préoccupations
entourant les réductions budgétaires, le syndicat exprime
son inquiétude
au sujet de ses membres qui se sont vus refuser la formation linguistique
en raison du manque de ressources. De plus, il indique qu’il
faut sérieusement
envisager de fournir la formation linguistique aux employés
durant les heures de travail et non d’élever les niveaux
linguistiques des postes.
La direction accepte la suggestion du syndicat de communiquer aux employés
les renseignements sur les modifications apportées aux politiques
et aux directives sur les langues officielles.
NÉGOCIATION COLLECTIVE
Le syndicat exprime de nouveau sa frustration
concernant le rythme des négociations. Contrairement aux fortes
attentes soulevées
par la ronde de négociations de janvier 2004, le syndicat est d’avis
que seuls des progrès très limités ont été réalisés
depuis le début des négociations. Le syndicat répète
que l’équipe de négociation de l’ARC n’a
ni le mandat ni les pouvoirs de décision nécessaires pour
faire avancer la négociation collective à un rythme opportun.
Même si les prochaines étapes comprennent l’établissement
d’une commission de conciliation, le syndicat indique que rien n’empêche
les deux équipes de négociation de faire une autre tentative
de conclure une convention provisoire.
La direction reconnaît la frustration du syndicat, mais, dans un
même souffle, croit toujours que le processus de conciliation peut
rapprocher les deux parties de la conclusion d’une convention provisoire.
MOT
DE LA FIN
Le SEI profite de l’occasion pour remercier David Miller
de son travail non seulement comme coprésident du CNCSP, mais
aussi comme sous commissaire de la Direction générale des
cotisations et des recouvrements. Le syndicat reconnaît que les
communications dans une organisation aussi vaste que l’ARC sont
difficiles. Cependant, David Miller se donne comme mission de renforcer
le processus de consultation syndicale patronale à toutes les
tribunes. Le syndicat remet au sous commissaire de la DGCR des cadeaux
pour lui marquer sa reconnaissance et lui souhaite une bonne retraite.
David Miller remercie le syndicat de ses paroles bienveillantes et des
bonnes relations de travail qui ont permis de créer un climat d'ouverture
et de confiance où les préoccupations peuvent être
communiquées. Il est fier de cette réalisation et il espère
que ces bonnes relations de travail se poursuivront.
Le syndicat et la direction souhaitent aux participants de passer un bel été tout
en sécurité.
(Originale signée par)
Barbara Slater
Sous-commissaire intérimaire
Direction générale des cotisations et des services à la
clientèle
Agence du revenu du Canada |
(Originale signée par)
Betty Bannon
Présidente nationale
Syndicat des employés de l’impôt |
Le 13 septembre 2004
Date : |
Le 2 septembre 2004
Date : |
Revenez souvent et envoyez-nous un courriel à webmaster@ute-sei.org si vous rencontrez des problèmes avec le site.
Droits d'auteur© 2000-2007 SEI tous droits réservés
|